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Citoyens en mouvement

Politique, culture, éducation, formation pour la vie démocratique - blog créé le 10 mai 2006

Pour un manifeste du nouveau prolétariat

La commune n'est pas morte !

J'accuse ce pouvoir de vouloir tuer tout espoir chez la jeunesse des quartiers populaires. Je l'accuse de son attitude méprisante et permanente contre les pauvres, et plus largement contre tout ceux qui subissent quotidiennement la violence sociale inhérente au capitalisme. J'accuse ce pouvoir qui se vante de réduire le chômage mais qui en réalité ment et organise hypocritement la précarité, la désorganisation sociale, la casse industrielle. Je l'accuse de quadriller la société pour mettre en compétition les citoyens et  tirer de leur travail le plus de profit possible afin d'augmenter les dividendes des actionnaires.

Je l'accuse de poursuivre le terrible héritage d'une tradition coloniale de mépris et de ségrégation à l'encontre des prolétaires, des plus exploités dont les fils et filles d'immigrés qui doivent donner en permanence des explications et presque de s'excuser d'être ce qu'ils sont car ils sont en réalité la mémoire vivante et accusatrice de ce capitalisme colonial ; cette mémoire vivante qui montre du doigt l'horreur des crimes commis ; car même ceux qui ne connaissent pas l'histoire, même ceux qui n'ont pas ou peu de conscience politique parmi ces frères dont les pères  ou grand-pères sont venus d'Afrique, portent par leur simple présence, par le simple fait de leur pauvreté et de leur exploitation, oui, portent l'accusation de ce système profondément inégalitaire et injuste. J'accuse le capitalo-sarkozysme   de promouvoir l'ultra-libéralisme  qui développe l'égoïsme, le chacun pour soi, la concurrence et la division. Je l'accuse de désigner l'étranger comme le responsable des maux dont souffre la société alors que c'est ce système qui les crée.  Le nouveau prolétariat se compose de tous ces frères exploités, les sans papiers, les sans abris, les sans droits, les sans emplois, ceux qui n'ont jamais voix au chapitre. Mais ce nouveau prolétariat c'est aussi la fraternité de tous ces "sans" avec les autres, ceux qui triment dans les usines et les bureaux pour des salaires de misère, ceux  qui ont des Bac++++ et qui après avoir été préssurés au maximum par les patrons sont virés comme des malpropres. Travailleurs, chômeurs, hommes, femmes, jeunes, préparons la révolution démocratique.N'oublions pas que nous sommes les fils et les filles des glorieux communards de Paris qui sont tombés pour la Liberté en défendant la première république ouvrière de l'histoire. Ne nous laissons pas piéger dans les schémas  pré-établis par ces "stars" du showbiz politique  qui ne rêvent que d'une seule chose : enfermer le peuple dans le faux choix entre l'ultra-libéralisme et le social-libéralisme. Le nouveau prolétariat doit s'organiser, c'est urgent pour faire entendre la voix de la république sociale, de la république nouvelle qui peut naître de nos luttes!

C'est pourquoi, je déclare la guerre à la misère. A la misère matérielle, morale, culturelle dans laquelle chaque jour s'enfonce un peu plus ce pays. Je déclare la guerre à la guerre, aux idéologies qui présentent la domination de ceux qui possèdent comme un phénomène naturel et inéluctable, qui considèrent chaque chose comme une marchandise.

Je déclare la guerre à ces idéologies qui  donnent comme but suprême à la vie  celui d'accumuler de l'argent et qui ne laissent comme alternative à ceux qui ne possèdent rien  de devenir  un rien, un presque rien,  un moins que rien, que ces idéologies nomment  avec mépris "les exclus". Je déclare la guerre à toutes les idées, actes, actions qui empêchent les individus de maîtriser leur vie. Qui assignent à résidence l'intelligence de millions de gens en les excluant du travail. Qui ont décidé que le pouvoir ne pouvait  se partager et surtout pas avec les pauvres !

Je déclare la guerre aux thèses de ces  propangandistes qui monopolisent les médias sans avoir le moindre soupçon d'humilité et de respect pour la pensée d'autrui, en particulier pour celle des exploités. 

C'est une guerre ouverte, totale,  qui se mène avec les seules armes que ceux qui n'ont rien possèdent, c'est à dire seulement leur corps et leur âme, mais c'est une guerre résolument déclarée, déterminée. De leur côté ceux qui prônent ces idéologies  et qui les mettent en oeuvre à la faveur d'un capitalisme dominant, ceux-là pourront utiliser la répression, la matraque, les coups, la haine et la violence, toutes les armes qu'ils ont coutume d'utiliser contre les pauvres, les sans-emploi, les sans-droit, qu'ils sachent que  que nous préparons des armes non violentes  bien plus fortes que les leurs, des armes de l'esprit dont la puissance réduira leur système en une vulgaire poussière que l'histoire dissipera. Eux qui n'ont que le mot "démocratie" à la bouche soit pour la louer, soit pour la vilipender, n'ont pas la moindre idée des capacités et des intelligences que peut déployer tout un peuple quand il se donne le projet de se libérer. S'opposant aux rapports de domination, d'exploitation et de violence, cette révolution a pour tâche d'enseigner la non-violence, le respect, la solidarité, la coopération, la démocratie comme modes de développement. Oui la révolution chaque fois recommencée pour que la civilisation se hisse vers toujours plus d'humanité !

 Image : L'admirable ouvrage de Tardi "Le cri du peuple" en BD 4 TOMES Chez Casterman- Scène représentant le massacre des Communards par les Versaillais. Ils pourront utiliser leurs armes les plus terribles comme ils n'ont cessé de le faire contre la classe ouvrière, contre les peuples, contre les pauvres, contre les prolétaires, jamais l'idée du communisme ne mourra car elle reflète le mouvement même de l'émancipation humaine de notre temps !
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